L’insécurité (ou comment je me suis retrouvée) | Une Jeunesse Skip to main content

Iman Berry, 17 ans, Ontario

L’insécurité est un sentiment que nous ressentons tous un jour ou l’autre. Elle peut être présente à petite échelle dans nos pensées quotidiennes ou peut accaparer notre existence. Vous ne pouvez pas laisser vos insécurités prendre le dessus. J’ai apprivoisé mes insécurités afin qu’elles deviennent des éléments distinctifs et positifs de ma personnalité : je me suis prise en main et j’ai pris le contrôle de ma vie. 

J’ai fréquenté une école de mon quartier jusqu’en troisième année. En quatrième année, j’ai commencé à aller à l’école privée. D’un commun accord, mes parents et moi avions décidé que j’allais aller à l’école privée pour élargir mes horizons et avoir accès à de nouvelles possibilités. À cette école, j’ai fait l’objet de moqueries parce que j’étais très extravertie. C'est un phénomène qui semble plutôt étrange n’est-ce pas, d’être extravertie et d’être la proie de railleries? L’intimidation peut revêtir les formes les plus curieuses. Les intimidateurs tenteront souvent de blesser les autres pour se sentir mieux dans leur peau. 

Ces tourments constants ont eu raison de moi. J’ai quitté l’école après trois mois d’intimidation de la part de ces étudiantes et étudiants. Heureusement, je n’étais pas détruite et je suis retournée avec mes anciens camarades à mon ancienne école. Toutefois, même si je ne me trouvais plus dans le milieu malsain où j’étais, les mots blessants qui m’avaient été lancés me sont restés en tête. Je suis devenue de plus en plus tranquille et timide au fil des ans. Ce changement de comportement pouvait facilement être attribuable au simple fait de vieillir, mais ce n’était pas le cas. J’étais constamment gênée, effrayée de dire quelque chose d’inadéquat, alors je me suis refermée sur moi-même. Cette phase de ma vie s’est poursuivie pendant un certain temps. En dixième année, ma personnalité ne reflétait pas la personne que j’étais réellement. 

En dixième année, il s’est produit un événement qui allait tout changer. Étant plutôt introvertie, il était difficile pour moi de me faire de nouveaux amis. J’ai intégré un club à mon école appelé DECA. Ce club était composé de jeunes que je n’avais jamais rencontrés. Je me sentais comme dans la chanson de Miley Cyrus : « I didn’t know anyone and I was nervous » (je ne connaissais personne et j’étais nerveuse). J’ai peu à peu commencé à parler à quelques filles; elles avaient toutes des personnalités exubérantes qu’elles étalaient constamment au grand jour. J’ai alors réalisé quelque chose : exprimer notre opinion ne nous rend pas bêtes, cela nous rend intéressants parce que nous sommes tous différents. Si nous nous préoccupons toujours de ce que les autres pensent, nous vivrons dans un état de peur et de pression constant, et je suis la première à dire que ce n’est pas acceptable. J’ai appris à me sentir plus à l’aise avec moi-même en compagnie de ce groupe d’amis. Ils m’ont appris que je n’étais pas bête, que j’étais intéressante et drôle, et que je valais la peine d’être connue. L’une de mes principales insécurités est devenue un aspect distinctif de ma personnalité. Je suis une personne pétillante qui sait maintenant qu’il ne faut pas se laisser contrôler par ses insécurités.  

Je vais maintenant vous faire part d’un petit secret : les gens ne sont pas aussi effrayants qu’ils en ont l’air. Il y a, bien sûr, des gens avec qui vous n’aurez pas nécessairement une bonne chimie, mais il y a toujours quelqu’un, quelque part, avec qui vous développerez une belle amitié. Tout ce que vous devez faire est de sourire aux gens et de laisser aller les choses!